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Bloc de secours obligatoire en entreprise et ERP en 2026 : réglementation, emplacement et maintenance

Photo du rédacteur: Maxime LAROCHE
Maxime LAROCHE
9 août
7 min de lecture
Technicien FPI2S contrôlant un bloc de secours obligatoire dans un ERP

Le bloc de secours obligatoire, généralement appelé bloc de secours ou BAES, fait partie des équipements essentiels à l’évacuation d’un bâtiment.

Son nom technique est bloc autonome d’éclairage de sécurité (BAES). En cas de coupure de l’éclairage normal, il prend automatiquement le relais pour permettre aux occupants de repérer les sorties, les escaliers, les changements de direction et les cheminements d’évacuation.

Dans les entreprises comme dans les ERP, la réglementation impose la présence d’un éclairage de sécurité adapté à la configuration des locaux. Cet éclairage est très souvent assuré par des BAES, même si d’autres solutions techniques, comme une source centralisée, peuvent exister.

L’installation ne consiste donc pas simplement à placer un bloc vert au-dessus de chaque porte. Le nombre, le type et l’emplacement des blocs doivent être adaptés aux cheminements réellement utilisés pour évacuer le bâtiment.


Qu’est-ce qu’un bloc de secours ou BAES ?


Un BAES est un éclairage autonome équipé d’une batterie. Lorsque l’alimentation électrique normale disparaît, il continue à fonctionner pendant une durée déterminée afin de sécuriser l’évacuation.


On distingue principalement deux fonctions.


L’éclairage d’évacuation

Il permet aux occupants de repérer rapidement :


  • les sorties ;

  • les issues de secours ;

  • les escaliers ;

  • les changements de direction ;

  • les obstacles ;

  • les cheminements permettant de rejoindre l’extérieur.


C’est le bloc que l’on retrouve généralement au-dessus d’une porte ou le long d’une circulation, souvent accompagné d’un pictogramme vert.


L’éclairage d’ambiance ou antipanique

Son rôle est différent. Il permet de conserver un éclairage minimal dans certains locaux accueillant un nombre important de personnes.


L’objectif est d’éviter qu’une coupure totale de l’éclairage plonge brutalement les occupants dans l’obscurité et rende l’évacuation difficile.


Bloc de secours obligatoire : quelles entreprises et quels ERP sont concernés ?


La présence d’un bloc de secours obligatoire dépend de la configuration du bâtiment et du type d’établissement.


Il faut surtout retenir que la réglementation impose un éclairage de sécurité permettant l’évacuation lorsque l’éclairage normal est défaillant.


Dans une entreprise

Dans les lieux de travail, les cheminements et dégagements nécessaires à l’évacuation doivent pouvoir rester suffisamment visibles en cas de coupure électrique.


Il existe toutefois des exceptions pour certains petits locaux, notamment lorsqu’ils :


  • accueillent moins de 20 personnes ;

  • débouchent directement vers l’extérieur ou vers un dégagement déjà équipé ;

  • permettent à toute personne de rejoindre la sortie en moins de 30 mètres.


Il ne faut donc pas appliquer une règle simpliste du type « un BAES dans chaque pièce ». L’installation doit être étudiée en fonction du bâtiment.


Dans un ERP

Les établissements recevant du public doivent également disposer d’un éclairage de sécurité adapté.


Les besoins varient notamment selon :


  • le type d’ERP ;

  • sa catégorie ;

  • les effectifs accueillis ;

  • la disposition des locaux ;

  • la présence éventuelle de locaux à sommeil ;

  • les cheminements d’évacuation.


Dans un commerce, une école, un restaurant ou un hôtel, l’installation ne sera donc pas nécessairement conçue de la même manière.


Où faut-il installer les blocs de secours ?


L’emplacement des blocs doit être déterminé en fonction des cheminements d’évacuation réels.


Ils doivent notamment permettre d’identifier clairement :


  • les portes de sortie ;

  • les issues de secours ;

  • les escaliers ;

  • les changements de direction ;

  • les intersections de circulations ;

  • les obstacles pouvant gêner l’évacuation.


Dans les dégagements, la distance entre deux foyers lumineux d’évacuation ne doit pas dépasser 15 mètres.


L’installation doit également rester cohérente avec les plans d’évacuation et d’intervention incendie affichés dans l’établissement.


Quelle différence entre un BAES d’évacuation et un BAES d’ambiance ?


Le BAES d’évacuation sert principalement à guider les personnes vers les sorties.

Il doit permettre de suivre le cheminement même lorsque l’éclairage normal ne fonctionne plus.


Le BAES d’ambiance, également appelé éclairage antipanique, est utilisé dans certains locaux accueillant un effectif important. Il permet de conserver une luminosité suffisamment répartie pour faciliter les déplacements et éviter une obscurité totale.

Les deux équipements répondent donc à des objectifs différents et peuvent être nécessaires dans un même établissement.


Quelle différence entre BAES et BAEH ?


Le BAES signifie bloc autonome d’éclairage de sécurité.


Le BAEH signifie bloc autonome d’éclairage pour habitation.


Ils ne remplissent pas exactement la même fonction et ne doivent pas être considérés comme interchangeables.


Le BAEH est notamment utilisé dans certaines configurations liées aux bâtiments d’habitation et peut compléter l’éclairage de sécurité dans certains ERP comportant des locaux à sommeil.


Le choix entre BAES, BAEH ou une combinaison des deux doit donc être fait en fonction du bâtiment et de la réglementation applicable.


Quelle autonomie doit avoir un bloc de secours ?


Un BAES doit pouvoir assurer son fonctionnement pendant au moins une heure sur sa source autonome.


Cette autonomie est importante : lors d’une coupure électrique, le bloc doit rester opérationnel suffisamment longtemps pour permettre l’évacuation.


Un appareil qui s’allume correctement mais dont la batterie est fortement dégradée peut donc être considéré comme défectueux.


C’est pour cette raison que le contrôle ne doit pas se limiter à vérifier que le voyant est allumé.


À quelle fréquence faut-il contrôler les blocs de secours ?


Les blocs de secours doivent être vérifiés régulièrement.


Les contrôles courants comprennent notamment :


Tous les mois

Il faut vérifier :


  • le passage automatique en fonctionnement lors d’une coupure ;

  • l’allumage des lampes ;

  • le retour au fonctionnement normal ;

  • l’absence de défaut apparent.


Tous les six mois

Il faut également vérifier que les blocs conservent leur autonomie réglementaire d’au moins une heure.


Certains BAES sont équipés d’un système SATI. Ce système réalise automatiquement plusieurs tests et signale les anomalies au moyen de voyants.


Cela simplifie le contrôle, mais ne dispense pas de surveiller l’état général des équipements et de traiter les défauts signalés.


Faut-il assurer la maintenance des BAES ?


Oui.


Un bloc de secours doit rester opérationnel pendant toute sa durée d’utilisation.


Les opérations de maintenance peuvent notamment concerner :


  • le remplacement d’une batterie défectueuse ;

  • le remplacement d’un bloc hors service ;

  • le nettoyage ;

  • la vérification des pictogrammes ;

  • le contrôle de la fixation ;

  • le contrôle de l’autonomie ;

  • la vérification de l’orientation ;

  • le remplacement d’un équipement devenu inadapté après des travaux.


Il faut également vérifier que le bloc reste visible. Un BAES parfaitement fonctionnel mais caché derrière un panneau, une décoration ou un nouvel aménagement perd une grande partie de son intérêt.


Les contrôles doivent-ils être enregistrés ?


Oui.


Les vérifications et opérations de maintenance doivent pouvoir être retracées.


Dans les ERP, ces informations sont notamment conservées dans le registre de sécurité.

L’article consacré au registre de sécurité ERP 2026 explique les contrôles et informations qui doivent y être consignés.


Cette traçabilité permet de connaître :


  • la date des contrôles ;

  • les anomalies constatées ;

  • les réparations effectuées ;

  • les équipements remplacés ;

  • les actions restant à réaliser.


Quelles anomalies retrouve-t-on fréquemment sur les blocs de secours ?


Lors d’une vérification, plusieurs défauts peuvent être constatés :


  • bloc qui ne s’allume pas lors d’une coupure ;

  • batterie ne tenant plus une heure ;

  • voyant de défaut ;

  • pictogramme absent ou détérioré ;

  • bloc caché ou difficilement visible ;

  • mauvaise orientation de la signalisation ;

  • équipement déplacé après des travaux ;

  • bloc mal positionné par rapport au cheminement ;

  • contrôles non tracés.


Certaines anomalies apparaissent simplement parce que les locaux ont évolué alors que l’installation de sécurité est restée identique.


C’est pourquoi il est utile de contrôler l’implantation des blocs après un réaménagement ou des travaux.


Les blocs de secours sont-ils contrôlés lors d’une commission de sécurité ?


Oui, l’éclairage de sécurité fait partie des équipements pouvant être vérifiés lors d’une visite de commission de sécurité dans un ERP.


Les contrôles peuvent notamment porter sur :


  • le fonctionnement des blocs ;

  • leur implantation ;

  • leur état ;

  • les pictogrammes ;

  • la cohérence avec les dégagements ;

  • la maintenance ;

  • la traçabilité dans le registre de sécurité.


Avant une visite, il est donc utile de vérifier que les blocs sont fonctionnels et que les éventuelles anomalies ont été corrigées.


Notre article consacré à préparer la visite de la commission de sécurité ERP présente les principaux points à contrôler avant le passage de la commission.


Installation et maintenance des blocs de secours à Bordeaux avec FPI2S


Basée à Cestas, FPI2S accompagne les entreprises et ERP de Bordeaux, de Gironde et de Nouvelle-Aquitaine pour l’installation et la maintenance de leurs équipements de sécurité incendie.


Pour les blocs de secours, l’intervention peut notamment comprendre :


  • l’étude de l’implantation ;

  • l’installation des BAES ;

  • le remplacement des blocs défectueux ;

  • le contrôle du fonctionnement ;

  • la vérification de l’autonomie ;

  • le contrôle des pictogrammes ;

  • l’identification des anomalies ;

  • la traçabilité des vérifications.


L’objectif est de disposer d’un éclairage de sécurité cohérent avec les locaux et réellement opérationnel en cas de coupure.


Cette intervention peut également s’intégrer dans une démarche globale de mise en conformité incendie à Bordeaux.


Questions fréquentes sur les blocs de secours


Un bloc de secours est-il obligatoire dans toutes les entreprises ?

Les lieux de travail doivent disposer d’un éclairage de sécurité adapté à l’évacuation. Selon la configuration des locaux, celui-ci peut être assuré par des BAES ou par une autre solution réglementaire.


Quelle distance faut-il prévoir entre deux blocs de secours ?

Dans les dégagements, la distance entre deux foyers lumineux d’évacuation ne doit pas dépasser 15 mètres.


Quelle autonomie doit avoir un BAES ?

Un bloc autonome d’éclairage de sécurité doit disposer d’une autonomie d’au moins une heure.


À quelle fréquence faut-il contrôler les BAES ?

Le fonctionnement doit être vérifié régulièrement, avec notamment un contrôle mensuel et une vérification semestrielle de l’autonomie.


Que faire lorsqu’un BAES indique un défaut ?

Le défaut doit être contrôlé rapidement. Selon son origine, il peut être nécessaire de remplacer la batterie, de réparer l’équipement ou de remplacer complètement le bloc.


Faites vérifier vos blocs de secours


Les blocs de secours font partie des équipements que l’on remarque rarement tant qu’ils fonctionnent correctement.


Pourtant, en cas de coupure de courant ou d’évacuation, leur rôle devient immédiatement essentiel.


Une installation conforme doit donc tenir compte :


  • des cheminements ;

  • des sorties ;

  • de l’implantation des blocs ;

  • de leur autonomie ;

  • de leur entretien ;

  • de la traçabilité des contrôles.


FPI2S accompagne les entreprises et ERP de Gironde pour l’installation, le contrôle et la maintenance de leurs blocs de secours et de leurs équipements de sécurité incendie.



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