Feux de forêt en Gironde 2026 : évacuation des entreprises et ERP, consignes et plan d’urgence
- Admin FPI2S
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Dernière mise à jour : il y a 5 heures

Depuis plusieurs jours, des incendies d’une intensité exceptionnelle touchent la Gironde et les Landes. Au 25 juillet 2026, la Gendarmerie nationale indiquait que plus de
30 000 hectares avaient été ravagés par les deux principaux incendies. Une évacuation de grande ampleur était notamment en cours sur la presqu’île du Cap-Ferret, tandis que l’incendie de Biscarrosse avait déjà parcouru environ 2 500 hectares.
Face à un feu de forêt, les entreprises, commerces, établissements recevant du public et collectivités peuvent être contraints de fermer ou d’évacuer rapidement leurs locaux.
Une évacuation efficace ne s’improvise pas lorsque la fumée est déjà visible et que les routes commencent à être saturées. Elle repose sur des consignes connues, une organisation précise, une liste des personnes présentes et une transmission rapide des instructions officielles.
Cet article explique comment préparer l’évacuation d’une entreprise ou d’un ERP exposé à un feu de forêt, protéger les salariés et le public, et organiser la continuité de l’activité après la mise en sécurité des personnes.
SITUATION EN COURS : SUIVEZ UNIQUEMENT LES INFORMATIONS DES AUTORITES
En cas d’incendie à proximité, les consignes des préfectures, des mairies, des forces de l’ordre et des services de secours sont prioritaires sur toute procédure interne. N’empruntez pas une route fermée, ne traversez jamais un front de flammes ou un nuage de fumée et ne retournez pas dans une zone évacuée sans autorisation.
Quelle est la situation des feux de forêt Gironde 2026 et dans les Landes ?
Le 24 juillet 2026, la Gendarmerie nationale faisait état de deux incendies majeurs détruisant les forêts de Gironde et des Landes.
Sur la presqu’île du Cap-Ferret, environ 40 000 personnes étaient en cours d’évacuation par voie terrestre et maritime. Dans les Landes, les évacuations liées à l’incendie de Biscarrosse concernaient déjà plusieurs milliers de personnes. Des centaines de gendarmes étaient mobilisés pour organiser les déplacements, sécuriser les zones évacuées et laisser libres les axes nécessaires aux secours.
Cette situation rappelle que les entreprises et ERP situés à proximité d’un massif forestier peuvent être concernés même lorsqu’aucune flamme ne menace directement leur bâtiment.
Les conséquences peuvent notamment être liées :
à la progression du feu ;
aux fumées ;
à la fermeture des routes ;
à une coupure d’électricité ou de télécommunications ;
à une évacuation préventive décidée par les autorités ;
à l’impossibilité pour les salariés ou le public de rejoindre ou de quitter l’établissement ;
à la mobilisation des accès au profit des services de secours.
Pourquoi les entreprises et ERP doivent-ils anticiper le risque de feu de forêt ?
L’employeur doit prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé des travailleurs. Ces mesures comprennent des actions de prévention, d’information, de formation ainsi que la mise en place d’une organisation et de moyens adaptés. Elles doivent être ajustées lorsque les circonstances changent.
Dans une zone exposée aux feux de forêt, l’organisation doit notamment permettre de répondre à plusieurs questions :
Qui suit les alertes officielles ?
Qui décide de suspendre l’activité ?
Comment les salariés et le public sont-ils avertis ?
Quel itinéraire doit être utilisé ?
Comment connaître le nombre exact de personnes présentes ?
Qui accompagne les personnes ayant besoin d’aide ?
Où les personnes évacuées doivent-elles se rendre ?
Comment vérifier que personne n’est resté dans les locaux ?
Qui reste en contact avec les autorités ?
Comment empêcher un retour prématuré dans l’établissement ?
L’évaluation des risques professionnels doit tenir compte de la nature de l’activité, de l’organisation du travail et de l’aménagement des locaux. Le risque de feu de forêt peut donc devoir être intégré au document unique lorsqu’un établissement est situé dans une zone exposée ou lorsque les fumées, les fermetures d’axes et les évacuations peuvent affecter les salariés.
Qui peut ordonner l’évacuation d’une entreprise ou d’un ERP ?
Une évacuation peut être décidée par les autorités lorsque la progression d’un incendie, les fumées ou les conditions d’accès représentent un danger.
Les consignes peuvent être transmises par :
la préfecture ;
la mairie ;
les forces de l’ordre ;
les sapeurs-pompiers ;
les dispositifs d’alerte à la population ;
les médias et comptes officiels des services de l’État.
L’exploitant ou l’employeur peut également décider de mettre les personnes en sécurité lorsqu’un danger immédiat est constaté dans ou autour de l’établissement.
Toutefois, il ne faut pas lancer une évacuation improvisée sur des routes déjà fermées ou menacées par le feu. Les itinéraires et horaires éventuellement imposés par les autorités doivent être respectés.
Lors des incendies de juillet 2026, les forces de l’ordre ont notamment assuré le contrôle des axes afin de protéger la population, faciliter les évacuations et préserver la circulation des secours.
Faut-il toujours évacuer lorsque le feu se rapproche ?
Non. Selon la localisation du feu et les instructions des autorités, il peut être demandé soit d’évacuer, soit de rester temporairement à l’abri.
Service-Public rappelle qu’une voiture ne constitue pas un abri sûr face à un feu de forêt. Il ne faut jamais tenter de traverser un front de flammes ou un important nuage de fumée. Lorsqu’aucune évacuation n’est ordonnée, les autorités peuvent recommander de se mettre à l’abri dans un bâtiment protégé et débroussaillé, puis de suivre les informations diffusées par les secours ou la mairie.
Pour une entreprise ou un ERP, la règle doit donc être simple :
si une évacuation est ordonnée, appliquer immédiatement les instructions transmises ;
si un confinement ou une mise à l’abri est demandé, ne pas envoyer les salariés et le public sur les routes ;
en présence d’un danger immédiat dans le bâtiment, déclencher l’organisation interne et alerter les secours ;
ne jamais inventer un itinéraire différent de celui indiqué par les autorités.
Comment préparer un plan d’urgence face aux feux de forêt ?
Le terme « plan d’urgence feu de forêt » ne désigne pas nécessairement un document réglementaire obligatoire sous cette appellation pour toutes les entreprises et tous les ERP.
Il s’agit d’un document interne permettant de regrouper les mesures adaptées à l’établissement. Il peut compléter :
la consigne de sécurité incendie ;
les procédures d’évacuation ;
le document unique ;
le plan de continuité d’activité ;
le registre de sécurité de l’ERP ;
les consignes propres aux risques naturels.
Identifier les responsables
Le document doit préciser les personnes chargées de :
surveiller les alertes officielles ;
contacter la direction ;
décider de suspendre l’accueil du public ;
déclencher l’alerte interne ;
appeler les secours en cas de départ de feu ;
organiser l’évacuation ;
vérifier les locaux ;
compter les personnes ;
transmettre les informations aux autorités ;
communiquer avec les salariés et les familles.
Des remplaçants doivent être prévus. Un plan qui ne fonctionne plus parce que son unique responsable est en congé relève davantage de la littérature administrative que de la sécurité.
Répertorier les personnes présentes
L’établissement doit être capable de connaître rapidement :
les salariés présents ;
les visiteurs ;
les prestataires extérieurs ;
le public accueilli ;
les personnes travaillant seules ;
les personnes nécessitant une assistance ;
les personnes déjà parties avant le déclenchement de l’alerte.
Selon l’activité, cette information peut être obtenue au moyen :
d’un registre visiteurs ;
d’un contrôle d’accès ;
d’une liste d’émargement ;
d’un planning du personnel ;
d’un logiciel de présence ;
d’un comptage par zone.
Prévoir plusieurs moyens de diffusion de l’alerte
Une coupure électrique ou téléphonique peut rendre certains moyens inutilisables.
L’organisation peut donc prévoir plusieurs canaux :
alarme ou sonorisation interne ;
téléphone ;
messagerie professionnelle ;
SMS collectif ;
groupe d’urgence ;
haut-parleur portable ;
transmission directe par les responsables de zone.
Le message doit rester clair :
Un ordre d’évacuation a été donné. Cessez immédiatement votre activité, suivez les responsables désignés et utilisez uniquement l’itinéraire communiqué. Ne retournez pas dans le bâtiment.
Que faire lorsqu’une évacuation est ordonnée ?

Arrêter l’activité sans perdre de temps
Dès réception de l’ordre :
interrompre l’accueil du public ;
stopper les opérations qui peuvent l’être immédiatement ;
diffuser l’alerte à toutes les zones ;
demander aux occupants de ne prendre que leurs effets indispensables ;
interdire tout retour vers les bureaux ou véhicules personnels si cela retarde l’évacuation.
Les dossiers, ordinateurs et marchandises sont remplaçables. Les occupants, beaucoup moins. L’humanité a parfois besoin que ce genre d’évidence soit écrit dans une procédure de six pages.
Mettre les installations en sécurité uniquement si cela est prévu
Certaines installations peuvent nécessiter une procédure d’arrêt :
gaz ;
électricité ;
ventilation ;
machines ;
produits inflammables ;
installations de cuisson ;
équipements industriels.
Ces coupures ne doivent être réalisées que :
par une personne désignée ;
lorsque la procédure est connue ;
lorsque l’opération ne retarde pas l’évacuation ;
lorsque la zone reste accessible sans danger.
Aucun salarié ne doit rester ou revenir sur place uniquement pour protéger du matériel.
Suivre les itinéraires imposés
L’itinéraire habituel vers le point de rassemblement peut être inadapté lors d’un feu de forêt.
Les responsables doivent donc distinguer :
l’évacuation incendie interne du bâtiment ;
l’évacuation de la zone ordonnée par les autorités.
Le point de rassemblement situé sur le parking peut devenir inutilisable s’il se trouve du côté du feu, dans les fumées ou sur un axe nécessaire aux secours.
Le plan doit prévoir que le lieu de destination puisse être modifié selon les instructions reçues.
Comment évacuer les salariés, le public et les visiteurs ?
Les procédures doivent couvrir l’ensemble des personnes présentes, et pas uniquement les salariés permanents.
Il faut notamment :
donner une consigne compréhensible au public ;
répartir les responsables dans les différentes zones ;
guider les visiteurs qui ne connaissent pas les locaux ;
empêcher les personnes de repartir individuellement par une route interdite ;
vérifier les sanitaires, bureaux et locaux accessibles sans se mettre en danger ;
rejoindre le lieu indiqué par les autorités ;
procéder au comptage ;
signaler immédiatement toute personne manquante aux secours.
Les consignes de sécurité incendie prévues par le Code du travail doivent notamment identifier les personnes chargées de diriger l’évacuation, les moyens d’alerte, les personnes chargées d’aviser les sapeurs-pompiers et les mesures liées aux personnes en situation de handicap.
Pour former les équipes à leurs missions, un exercice d’évacuation incendie 2026 permet de tester l’alarme, les cheminements, le comptage et le rôle des guides-files et des serre-files.
Comment prendre en charge les personnes vulnérables ou en situation de handicap ?
L’organisation doit prévoir les personnes qui ne peuvent pas évacuer seules ou utiliser les moyens de transport habituels.
Cela peut concerner :
les personnes utilisant un fauteuil roulant ;
les personnes ayant des difficultés à marcher ;
les personnes malvoyantes ;
les personnes sourdes ou malentendantes ;
les personnes âgées ;
les enfants ;
les personnes présentant une difficulté temporaire ;
les personnes ne comprenant pas les consignes en français.
Dans les ERP, les procédures et consignes d’évacuation doivent prendre en compte les différents types de handicap. Les consignes destinées au personnel doivent également prévoir les dispositions nécessaires à la sécurité du public et à l’évacuation ou à l’évacuation différée des personnes en situation de handicap.
Le plan d’urgence doit donc préciser :
qui accompagne chaque personne ;
quels moyens de transport sont disponibles ;
quels itinéraires sont accessibles ;
comment transmettre l’alerte ;
quelle solution appliquer en cas de confinement ;
comment signaler une difficulté aux autorités.
Quels documents faut-il préparer avant une évacuation ?
Il ne s’agit pas d’emporter les archives comptables depuis 1998 pendant que la forêt brûle. Les documents utiles doivent être préparés à l’avance, idéalement sous forme numérique sécurisée.
Ils peuvent comprendre :
les coordonnées des salariés ;
la liste des personnes présentes ;
les plans du site ;
l’inventaire des produits dangereux ;
les fiches de données de sécurité ;
les coordonnées des responsables ;
les contacts du propriétaire ou du gestionnaire ;
les contrats d’assurance ;
les procédures d’arrêt d’urgence ;
les informations relatives aux personnes nécessitant une assistance ;
les coordonnées des prestataires techniques ;
les accès aux sauvegardes informatiques.
Les documents sensibles doivent être protégés conformément aux règles de confidentialité et de protection des données.
Quel matériel prévoir dans l’établissement ?
Selon l’activité et les risques, un kit d’urgence peut contenir :
une liste papier des contacts essentiels ;
une lampe ;
des batteries ou chargeurs ;
une radio fonctionnant sur piles ;
des gilets haute visibilité pour les responsables ;
un mégaphone ;
une trousse de premiers secours ;
de l’eau ;
des masques adaptés aux poussières et fumées, lorsqu’ils sont prévus dans l’évaluation des risques ;
un exemplaire des consignes ;
les clés et moyens d’accès nécessaires.
Ce matériel ne permet pas de lutter contre des feux de forêt Gironde 2026. Les extincteurs présents dans l’établissement sont conçus pour intervenir sur un départ de feu limité, sans exposition au danger. Ils ne transforment pas un salarié volontaire en unité de lutte contre un incendie de plusieurs milliers d’hectares.
Les plans d’évacuation habituels suffisent-ils ?
Les plans affichés dans un bâtiment indiquent généralement les cheminements internes, les sorties et les moyens de secours.
Ils restent indispensables, mais ils ne décrivent pas nécessairement :
les routes à emprunter en cas d’évacuation territoriale ;
les zones interdites ;
les centres d’accueil ouverts par les autorités ;
les axes réservés aux secours ;
les itinéraires modifiés selon la progression du feu.
Les plans d’évacuation et d’intervention incendie doivent néanmoins rester à jour afin de permettre une sortie rapide du bâtiment avant l’évacuation de la zone.
Comment organiser le comptage après l’évacuation ?
Le comptage permet de savoir si une personne manque et d’éviter qu’un responsable retourne inutilement dans une zone dangereuse.
Il peut être organisé :
par service ;
par étage ;
par groupe ;
par responsable de zone ;
à partir des registres de présence ;
à partir des listes visiteurs.
Les informations à transmettre sont :
le nombre de personnes attendues ;
le nombre de personnes présentes ;
l’identité ou la zone de la personne manquante ;
la dernière localisation connue ;
les difficultés médicales éventuelles.
Une personne manquante doit être signalée aux forces de l’ordre ou aux secours. Personne ne doit retourner la rechercher de sa propre initiative.
Que faire lorsque les salariés utilisent leur véhicule ?
Lorsque les autorités imposent un itinéraire, chaque conducteur doit le respecter.
L’établissement doit éviter :
les départs désordonnés ;
les véhicules bloquant la sortie ;
les demi-tours ;
les déplacements vers une route fermée ;
les arrêts pour observer ou photographier le feu ;
le stationnement sur les accès des secours.
Si un transport collectif ou une évacuation maritime est organisé, les salariés doivent suivre ce dispositif plutôt que chercher une solution individuelle.
Service-Public rappelle qu’il ne faut jamais tenter de traverser un front de flammes ou de fumée. Une personne déjà prise à proximité immédiate d’un feu dans son véhicule doit rejoindre une zone dégagée et suivre les instructions des secours.
Que faire après l’évacuation ?
L’évacuation ne se termine pas au moment où les personnes quittent le bâtiment.
Il faut ensuite :
confirmer que les personnes sont en sécurité ;
maintenir un contact avec les salariés ;
informer les familles lorsque cela est nécessaire ;
suivre les communications officielles ;
empêcher tout retour non autorisé ;
organiser l’hébergement ou le transport ;
assurer la continuité des fonctions essentielles ;
contacter l’assureur ;
préserver les preuves et documents disponibles ;
préparer une inspection du bâtiment avant la reprise.
La réintégration ne doit avoir lieu qu’après autorisation des autorités et vérification des risques résiduels :
fumées ;
points chauds ;
dommages électriques ;
chute d’arbres ;
pollution de l’air ;
coupure des réseaux ;
instabilité du bâtiment ;
reprise de feu.
Faut-il mettre à jour le DUERP après un feu de forêt ?
Le document unique doit retranscrire les risques auxquels les travailleurs sont exposés et être mis à jour lorsque l’évaluation évolue.
Pour un établissement situé dans une zone forestière ou fortement exposée aux fumées, aux évacuations et aux fermetures de routes, il peut être pertinent d’intégrer :
le risque de feu de forêt ;
l’exposition aux fumées ;
l’évacuation des travailleurs ;
les déplacements professionnels ;
les travailleurs isolés ;
les coupures de réseau ;
l’impossibilité d’accéder au site ;
les mesures de continuité d’activité.
L’employeur doit évaluer les risques, adapter son organisation et mettre en place les actions nécessaires à la protection des salariés.
Où conserver les consignes et les comptes rendus ?
Dans un ERP, les procédures, consignes, exercices et observations utiles à la sécurité doivent être suivis et conservés dans les documents de l’établissement.
Le registre de sécurité permet notamment de centraliser :
les consignes ;
les personnes désignées ;
les exercices ;
les vérifications ;
les formations ;
les observations ;
les actions correctives ;
les échanges avec la commission de sécurité.
L’article sur le registre de sécurité ERP 2026 détaille les documents à conserver et les informations susceptibles d’être vérifiées.
Comment FPI2S accompagne les entreprises et ERP de Gironde
Basée à Cestas, près de Bordeaux, FPI2S accompagne les entreprises, commerces, collectivités et établissements recevant du public dans la préparation de leur organisation incendie.
L’intervention peut notamment comprendre :
l’analyse des locaux ;
la vérification des consignes ;
l’identification des responsables ;
la préparation des procédures d’évacuation ;
l’organisation des guides-files et serre-files ;
la formation des équipes ;
la réalisation d’exercices ;
la mise à jour des plans ;
l’accompagnement au DUERP ;
la vérification du registre de sécurité ;
la rédaction d’un compte rendu et d’un plan d’actions.
Les mesures peuvent être intégrées dans une démarche globale de mise en conformité incendie à Bordeaux.
Questions fréquentes sur les feux de forêt et l’évacuation des établissements
Une entreprise doit-elle évacuer dès qu’un feu de forêt est signalé ?
Non. Elle doit suivre les consignes des autorités et évaluer la présence d’un danger immédiat. Une évacuation improvisée peut exposer les personnes à des routes fermées, aux fumées ou au front de feu.
Qui décide de fermer l’établissement ?
L’employeur ou l’exploitant peut suspendre l’activité pour protéger les occupants. Lorsque les autorités ordonnent une évacuation, leurs consignes doivent être immédiatement appliquées.
Peut-on laisser les salariés repartir seuls ?
Cela dépend des instructions données et de l’état des routes. L’établissement doit éviter les départs désordonnés et communiquer les itinéraires ou dispositifs d’évacuation imposés par les autorités.
Faut-il rejoindre le point de rassemblement habituel ?
Pas nécessairement. Le point habituel peut être exposé aux fumées, situé du côté du feu ou gêner les secours. Il faut suivre le lieu de mise en sécurité indiqué dans la procédure et par les autorités.
Peut-on demander à un salarié de fermer le gaz ou l’électricité ?
Uniquement si cette mission a été prévue, si la personne est compétente, si l’opération peut être réalisée immédiatement et sans danger, et si elle ne retarde pas l’évacuation.
Peut-on retourner chercher des documents ou du matériel
Non. Une fois l’évacuation engagée, personne ne doit revenir dans le bâtiment ou la zone évacuée sans autorisation.
Le plan d’urgence feu de forêt est-il obligatoire ?
Il n’existe pas sous cette appellation une obligation générale identique pour toutes les entreprises. Toutefois, l’employeur doit évaluer les risques et mettre en place une organisation adaptée pour protéger ses salariés.
